05/12/2015

La rue Vinâve à Tilleur

Le mot « vinâve » (hérité du latin « vicinus ») est une expression typiquement régionale qui désignait au départ une agglomération de maisons, un quartier, un bourg ; par extension, il s'est appliqué à la rue la plus importante de ce quartier ou de ce bourg.

La rue Vinâve de Tilleur au début du XXe siècle :rue vinave_tilleur_autrefois.jpg

Et de nos jours :

rue vinave_tilleur_2008 (1).jpg

La rue Vinâve était donc autrefois l'artère la plus importante du village de Tilleur. Partie intégrante de la grand route reliant Liège et Huy, elle est représentée en rouge sur le plan ancien qui suit (cliquez dessus pour l"agrandir dans une nouvelle fenêtre) :
plan tilleur 1850.jpg

Nous voici à l’angle de la rue Vinâve et du quai du Halage, sur une carte postale écrite en 1906. Le quai de la Meuse développe ses activités portuaires grâce au charbonnage du Horloz tout proche. Remarquez le rivage donnant directement sur le fleuve, sans haute digue comme de nos jours :
rue vinave_tilleur_halage_1906.jpg

La haute digue visible sur la droite de la photo suivante fait partie des aménagements apportés au fleuve à la suite des inondations catastrophiques de l'hiver 1925-1926 :quai halage tilleur_google maps.jpg

 Voici le même endroit pendant ces fameuses crues :tilleur_inondation 1926_1.jpg

Et photographié en 2008 depuis le sommet de la digue :quai halage tilleur_2008 (1).jpg

La digue le long du quai du Halage à Tilleur :quai halage tilleur_2008 (2).jpg

À la fin du XIXe siècle et début du XXe, à l'époque de l'essor de la grande industrie et des charbonnages, la rue Vinâve est très commerçante. À droite, il s'agit de la boucherie charcuterie d'Étienne Kangiester, le fondateur en 1890 de la conserverie Viaka :
rue vinave_tilleur_debut XXe.jpg

Pendant les inondations du début janvier 1926 :
rue vinave_tilleur_inondation 1926.jpg

L'immeuble pointé d'une flèche, sur la vue ci-dessus, date du XIXe siècle et a servi autrefois de maison communale ; il est devenu la nouvelle école communale :
rue vinave_tilleur_2008 (2).jpg

Voici la rue Vinâve vers 1904. À droite, s'ouvre la rue de l'Arveau, ainsi appelée parce qu'elle menait autrefois à une ferme dont l'entrée était un « årvô » (mot wallon désignant un passage voûté) :
rue vinave_tilleur_houillere horloz.jpg

La vue ci-dessus a inspiré notre artiste local Tony Bergmans (dessin à la plume) :rue vinave_tilleur_tony bergmans.jpg

C'est à l'aube du XXe siècle que la rue de l'Arveau est prolongée en ligne droite jusqu'au rivage, où l'ancienne ferme a été remplacée par le chalet du débarcadère, café-terrasse établi à cette escale du bateau-mouche :chalet denoisieux_tilleur.jpg

Le même endroit de nos jours :quai halage tilleur_google maps (2).jpg

Retour à la rue Vinâve au début du XXe siècle, à l'approche de l'église Saint-Hubert et du charbonnage du Horloz (voir les articles consacrés à ces sujets) :rue vinve_tilleur_eglise st-hubert_tt debut XXe.jpgrue vinave_tilleur_horloz.jpg

Le même endroit de nos jours :rue vinave_tilleur_2008 (3).jpgrue vinave_tilleur_2015.jpg

La rue Vinâve d'antan vue cette fois depuis la place de l'Église :rue vinave_tilleur_avt station pompage.jpg

La station de pompage qu'on voit sur le document ci-dessous date de 1933 (architecte : Joseph Moutschen). Elle fait partie d'une série d'ouvrages érigés à la suite des inondations de 1925-26* :
* C'est en 1928 qu'est créée l'AIDE (Association intercommunale pour le démergement et l'épuration des communes de la province de Liège).
rue vinave_tilleur_station pompage.jpg

De nos jours :
commune de saint-nicolas,tilleur,histoire de tilleur,rue vinave,quai du halage,rue de l'arveau,digue de la meuse,demergement,conserverie viaka,tony bergmans,charbonnage du horloz,station pompage tilleur

La perspective de la rue en direction de Jemeppe, au début du XXe siècle. À gauche, la rue de l'Arveau :
rue vinave_tilleur_coin arveau_debut XXe.jpg

À l'arrière-plan, la digue de la Meuse vers 1937 :rue vinave_tilleur_milieu annees 1930.jpg

Le tram vert débouchant de la rue Vinâve au milieu des années 1930 :rue vinave_tilleur_avt 1937.jpg

Les deux photos qui suivant présentent l'angle de la rue Vinâve et du quai du Halage, la première au tout début du XXe siècle, la seconde au milieu des années 1930 :rue vinave_tilleur_angle quai 1.jpgrue vinave_tilleur_avt 1937 (2).jpg

La démolition de ce coin en octobre 1938 :Vinave_halage_tilleur_1938.jpg

La rue Vinâve perdra son importance au lendemain de la seconde guerre mondiale, quand le quai du Halage sera adapté en 1947 pour la remplacer comme axe routier principal.


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16:45 Écrit par Claude Warzée dans 15. La rue Vinâve | Commentaires (1) |  Facebook |

02/12/2015

La gare de Tilleur

La gare de Tilleur au début du XXe siècle :gare_tilleur_debut XXe.jpg

 La gare désaffectée et taguée en 2008 :gare_tilleur_2008.jpg

La gare de Tilleur se trouve sur la ligne ferroviaire 125 qui relie Liège et Namur, en orange sur ce plan :
lignes chemin de fer.jpg

Cette ligne a été créée en 1850 (Liège Val Benoît-Bouge) et agrandie en 1851 (Liège Guillemins-Namur).

Le plan qui suit ( cliquez dessus pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre) nous reporte en 1850. La flèche désigne l'emplacement de la première gare de Tilleur, avant que celle-ci ne soit déplacée une trentaine d'années plus tard à l'endroit marqué d'une croix :
plan tilleur 1850.jpg
Plan dessiné par Tony Bergmans.

C'est en 1882 que la gare qu'on connaît a été construite. La ligne 125 est alors exploitée par la compagnie du Nord-Belge*, filiale de la compagnie française des Chemins de Fer du Nord. Les diverses stations bâties à cette époque se ressemblent, avec leur architecture d'inspiration française.
* La Nord-Belge sera nationalisée en 1940.

gare_tilleur_debut XXe (2).jpggare_tilleur_debut XXe (5).jpggare colorisée.jpggare_tilleur_debut XXe (3).jpg

Voici deux photos prises depuis la passerelle qui enjambe les voies ferrées, la première dans la première moitié du XXe siècle, la seconde actuellement. À remarquer, sur la première vue, la belle-fleur du charbonnage du Horloz et le clocher de l'ancienne église Saint-Hubert (démolie en 1989) :
gare charbonnage tilleur.jpggare_tilleur_2015.jpg

La rue de la Station en 2015 :rue de la station_tilleur_2015.jpg

La rue de la Station s'appelait autrefois la ruelle de Liège (voir plan de 1850 en début d'article) ; elle provenait du carrefour des « six ruelles » et continuait au-delà du chemin de fer grâce à un passage à niveau. Celui-ci est supprimé en 1879 et remplacé par une passerelle. En même temps, la rue est coudée au niveau de l'actuelle rue Lairesse*, puis prolongée en direction des actuelles rues des Rêwes** et Ferdinand Nicolay***. Elle prend le nom de rue de la Station puisqu'elle mène désormais à la gare.
* Du nom d'une famille locale.
** Anciennement rue des Rhieux. « Rêwe » et « rieu » signifiaient « ruisseau », en l’occurrence celui du Horloz aujourd'hui canalisé.
*** Ferdinand Nicolay, philanthrope, né à Stavelot en 1772 et décédé à Bruxelles en 1854. Si plusieurs établissements, rues et places publiques portent son nom, c'est dû au fait que cet homme d'affaires, sans descendance, consacra son immense fortune à des actes de bienfaisance.

La rue de la Station au début du XXe siècle. À gauche, on aperçoit la passerelle surplombant les voies ferrées :
place de la gare_tilleur_debut XXe.jpg

Le même endroit de nos jours :place de la gare_tilleur_2015.jpg

La gare de Tilleur que longe la rue de la Station, au début du XXe siècle :gare_tilleur_rue de la station (2).jpg

La rue de la Station, face à la gare, pendant les inondations de l'hiver 1925-1926 :inondations 1926 tilleur.jpg

La place d'Italie de nos jours, avec les anciennes maisons ouvrières rénovées :place d'italie_tilleur_2008 (2).jpg

Retournons dans la première partie du XXe siècle. En 1937, l'espace devant la gare est aménagé en petite place, que l'on appelle communément la place de la Gare, même si l'appellation officielle reste rue de la Station :gare_tilleur_debut XXe (4).jpg

 Le même endroit de nos jours :gare_tilleur_2008 (2).jpg

Fermée aux voyageurs depuis 1993, la gare de Tilleur finit par être murée et dégradée :gare_tilleur_train marchandises 2010.jpggare_tilleur_2008 (2).jpg

Dans le réaménagement récent des lieux, une zone a été réservée à l'arrêt de différentes lignes d'autobus :
gare des bus_tilleur_2008.jpg

La place de la Gare a été rebaptisée place d'Italie en septembre 2006, pour rendre hommage à l'importante communauté italienne vivant dans la commune. L'événement s'est déroulé en présence du chanteur Frédéric François, qui a passé sa jeunesse dans la localité :inauguration place d'italie Tilleur.jpg

En avril 2008, à nouveau en présence du chanteur, un olivier centenaire a été planté sur la place d'Italie pour lui conférer un peu d'apparence méditerranéenne :place d'italie_tilleur_2008.jpg

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11:30 Écrit par Claude Warzée dans 14. Gare de Tilleur | Commentaires (2) |  Facebook |

15/07/2015

L'église Saint-Hubert de Tilleur et ses environs

La vie de saint Hubert, bien entendu, mêle histoire et légende.

Hubert naît entre 656 et 658 en Aquitaine, probablement à Toulouse, au sein d'une famille aristocratique issue de la dynastie mérovingienne. Jeune seigneur, il réside souvent à la cour de son parent Pépin de Herstal. Il s'adonne aux plaisirs d'une vie mondaine et passe beaucoup de temps à traquer le gibier dans la forêt d'Ardenne.

saint hubert et le cerf.jpg

Lors d'une de ces parties de chasse, il ap
erçoit un cerf portant une un crucifix
lumineux entre ses bois ; il entend une voix qui lui ordonne de se convertir auprès
de l'évêque Lambert, du diocèse de Tongres-Maastricht.

Hubert obéit à l'apparition divine et décide de consacrer le reste de sa vie à la
religion. Il se retire à l'abbaye d'Andage, en Ardenne. Son exemple rayonne dans
toute la région et suscite d'innombrables conversions.

En 705, l'évêque Lambert est assassiné alors qu'il est de passage dans l'humble bourgade de Liège. Hubert est appelé à lui succéder à la tête du diocèse de Tongres-Maastricht, dont le siège finit par être déménagé à Liège (voir
autre article).

À sa mort en 727, Hubert est inhumé dans la collégiale Saint-Pierre qu'il a fondée
(voir
autre article
). Un siècle plus tard, sa dépouille sera transférée dans l'abbaye du village ardennais d’Andage, qui prendra le nom de Saint-Hubert.

 

En 816, l'évêque de Liège Walcaud cède les terres de Tilleur à l'abbaye d'Andage, en Ardenne, où les reliques de saint Hubert seront transférées en 825.

À cette époque, il existe à Tilleur, en bord de Meuse, un oratoire qui aurait abrité quelque temps les fameuses reliques, avant leur translation vers le monastère ardennais. Selon la légende locale, il s'y produit guérisons miraculeuses*, et la réputation qu'acquiert le lieu suppose la construction d'une église plus vaste.
*Saint Hubert est devenu le patron des chasseurs et le guérisseur de la rage ; il est aussi invoqué en cas de troubles nerveux, d'insomnie, de surmenage, de peur enfantine...

En 1332, l'édifice est élevé en église paroissiale dédiée à saint Hubert, dont le culte, aux XIVe et XVe siècles, continue d'attirer les pèlerins, contribuant au développement de la localité.

Le dessin qui suit, dû à notre ami et artiste local Tony Bergmans (archives du « Bon Vî Tîmps »), montre cette église gothique au milieu du XIXe siècle. Ce sont des agrandissements effectués en 1495 qui lui ont donné cet aspect :
eglise tilleur 1332-1868.jpg

Voici Tilleur en 1850, vu depuis la colline du Malgarny (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir). La flèche désigne la première église Saint-Hubert, en bord de Meuse. L'usine, sur la gauche, est la société anonyme des Hauts Fourneaux de Sclessin. Le pointillé rouge représente l'actuelle rue des Martyrs, et le bleu l'actuelle ligne de chemin de fer. Sur la droite, les maisons ouvrières alignées en oblique sont celles de l'actuelle rue de la Passerelle :
tilleur 1850.jpg

Comparons avec une vue aérienne contemporaine (obtenue grâce à Bing Maps). Identifions la Meuse (1), l'emplacement de la première église de Tilleur (2), la rue Vieille Église (3), les usines Ferblatil (4), la rue des Martyrs (5), la rue de la Passerelle (6) et le chemin de fer (7) :

plan tilleur bing maps.jpg

 La première église de Tilleur et son cimetière (voir dessin trois illustrations plus haut) sont désaffectés en 1864. Le bâtiment sert d'hôpital en 1866 pendant une terrible épidémie de choléra qui frappe la localité. Il sera définitivement démoli en 1868.

Il faut dire qu'une nouvelle église Saint-Hubert est consacrée depuis 1863. Elle a été construite là où, actuellement, la rue de Station débouche sur le rond-point de la place de l'Église (dont on comprend mieux l'appellation) :
emplacement ancienne église Tilleur.jpg

L'église Saint-Hubert de Tilleur sur une carte postale colorisée de 1907 :Église Saint-Hubert (carte postale colorisée).jpg

Les immeubles, de chaque côté de l'église, constituent le presbytère, la cure d'un côté, le vicariat de l'autre :
eglise saint-hubert tilleur 1904.jpg

L'entrée de l'église Saint-Hubert 2ème du nom fait face au charbonnage du Horloz (cliquez ici pour accéder à un article consacré à cette houillère) :eglise saint-hubert tilleur.jpgcharbonnage horloz tilleur 1904.jpg

L'église et la houillère vues depuis la rue Vinâve* :
* Issu du latin, le mot « vinâve » désigne à l'origine un quartier, un hameau ; par extension, il s'applique à la rue la plus importante de ce quartier, de ce hameau.rue vinave tilleur 1904.jpg

 La même perspective de nos jours (à la place du charbonnage disparu, c'est l'église Saint-Hubert 3ème du nom — nous en parlerons plus loin — qu'on aperçoit dans le fond) :rue vinave tilleur 2008.jpg

La place de l'Église vers 1910 (on ne voit pas l'édifice religieux qui se trouve en retrait sur la gauche), avec le tram Liège-Seraing :Place de l'Église 1910.jpg

 De nos jours (l'entrée du charbonnage se situait à l'emplacement de la végétation de droite) :
place de l'église tilleur 2008.jpg

Le café et la salle du cercle Concordia, au début du XXe siècle :place église tilleur debut XXe.jpg

 En 2008, avec les mêmes bâtiments devenus un restaurant-pizzéria italien :place de l'eglise tilleur 2008.jpg

 La carte postale, deux illustrations plus haut, est intitulée « Place de l'Église ». Les immeubles sous le titre, pourtant, se trouvent en réalité rue Ferdinand Nicolay*.
*Ferdinand Nicolay, philanthrope, né à Stavelot en 1772 et décédé à Bruxelles en 1854. Si plusieurs établissements, rues et places publiques portent son nom, c'est dû au fait que cet homme d'affaires, sans descendance, consacra son immense fortune à des actes de bienfaisance.

Rue que voici dans l'autre sens au début du XXe siècle, dans les années 1970 et en 2008 :
rue ferdinand nicolay tilleur debut XXe.jpgrue ferdinand nicolay tilleur années 70.jpgrue ferdinand nicolay tilleur 2008.jpg

Le plan et la vue aérienne qui suivent peuvent être agrandis en cliquant dessus.

Il n'y a guère, la rue Ferdinand Nicolay était coupée par un passage à niveau (l'ovale rouge sur le plan) :
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C'est à la fin des années 1990 que ce passage à niveau, obstacle à la circulation et cause d'accidents, a été remplacé par un viaduc construit une centaine de mètres plus loin. Cette vue aérienne, obtenue grâce à Bing Maps, montre la rue Ferdinand Nicolay désormais sectionnée (les deux traits rouges), ainsi que le prolongement de la rue de la Station qui franchit le chemin de fer (le pointillé) :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

Le passage à niveau de Tilleur bas en 1991 (l'immeuble et les palissades que l'on voit au centre de la photo n'existent plus ; se trouve là, actuellement, l'étude des notaires Coëme et Michel) :
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Dans l'autre sens, l'emplacement actuel de l'ancien passage à niveau :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 

Revenons-en à l'évolution de l'église Saint-Hubert. La voici pendant les terribles inondations de l’hiver 1925-1926 :inondations tilleur 1926.jpg

 À la charnière des années 1950 et 60. À droite : les bâtiments du charbonnage du Horloz, en passe de fermeture puis de démolition :place de l'eglise tilleur debut annees 1960.jpg

Victime des inondations et des dégâts miniers, l'église Saint-Hubert finit par s'affaisser ; elle est interdite au culte dès 1977*.
* Les offices seront célébrés dans une classe de l'école Saint-Joseph de 1977 à 1994.

L'édifice est finalement détruit en 1989 :
demolition eglise saint-hubert tilleur 1989.jpgDémolition de l'église Saint-Hubert en 1989.jpg

 Le chantier (1997-98) du passage routier au-dessus du chemin de fer, à l'emplacement de l'église disparue :
rond-point tilleur 1998.jpg

Une toute nouvelle église Saint-Hubert a été construite en 1993-94, à l'angle des rues Ferdinand Nicolay et des Martyrs* :
* Anciennement rue de Liège, rebaptisée la rue des Martyrs en 1912, en hommage à des grévistes tombés vingt ans plus tôt sous le feu des gendarmes.histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 La photo ci-dessous présente la rue des Martyrs au début des années 1930. Lans le fond, on aperçoit les immeubles de la rue Ferdinand Nicolay. La flèche indique l'emplacement de l'église actuelle ; à l'époque, se trouvaient là les écuries du charbonnage du Horloz :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 La même perspective de nos jours :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 Début des années 1990. Le terrain est déblayé en attente de la construction de la nouvelle église. Remarquez le passage à niveau dont il a été question précédemment :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

À gauche, le mur d'enceinte du charbonnage disparu. Dans le fond, la rue Ferdinand Nicolay. À droite (derrière le panneau publicitaire), l'église Saint-Hubert :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

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16:00 Écrit par Claude Warzée dans 13. Église Saint-Hubert (Tilleur) | Commentaires (2) |  Facebook |

15/03/2015

La houillère du Horloz à Tilleur

« Horloz » est le nom d'un ancien ruisseau qui descendait du Bois Mayette (Saint-Nicolas) pour aller se jeter dans la Meuse à Tilleur. Chemin faisant, il passait sous un pont de pierre au pied du Vieux Thier et alimentait des pompes publiques comme celle de la place Ferrer.

« Horloz » serait une altération de « hore » ou « xhorre », vieux mot liégeois désignant un canal d'écoulement des eaux. Le ruisseau a  été d'une grande utilité comme araine à l'époque des charbonnages.

La photo qui suit montre le lieu-dit « Pont de Pierre » comme il est devenu de nos jours, à l'intersection entre les rues Ferdinand Nicolay, du Vieux Thier et Chiff d'or :Au pied du Vieux Thier.jpg

 La partie inférieure de la rue Ferdinand Nicolay s'appelait d'ailleurs, autrefois, la rue du Horloz, comme en atteste cette carte postale de 1935 :rue horloz_tilleur_1935.jpg

*  *  *  *  *

 

Au début du XVIIIe siècle, la famille Braconier (qu'on orthographie parfois avec deux « n ») s'intéresse à l'exploitation houillère et introduit des demandes de concession sous les localités de Jemeppe, Tilleur, Saint-Nicolas et Montegnée, qui sont alors des communes distinctes.

Le plan qui suit indique les limites, en 1890, de la concession dite du Horloz. Il servira à situer les lieux quand nous parlerons du Vieux Horloz (1), du Murébure (2), du siège Braconier (3) ou du siège de Tilleur (4) :
concessions_horloz_1890.jpg
Ce plan, comme diverses explications dans cet article, est extrait du mémoire universitaire de Pierre Prévot, monographie d'un charbonnage : le Horloz (1805-1930), université de Liège, faculté de philosophie et lettres, années académique 1980-1981.

C'est d'abord la fosse abandonnée du Vieux Horloz qui est réouverte et approfondie, dès 1802. Une quinzaine d'années plus tard, elle fonctionne en complémentarité avec le puits du Murébure, lequel devient après 1830 le siège principal d'extraction ; il le restera jusqu'en 1849, année de sa fermeture à la suite de divers problèmes graves (explosions, inondations).

Les Braconier ouvrent alors un nouveau siège d'exploitation (le siège Braconier) à proximité du Bonnet, à Saint-Nicolas (voir autre article). Parallèlement, ils préparent un autre site dans le sud de la concession, dans le bas de Tilleur, entre la Meuse et la colline du Malgarny*
* La graphie « Malgarnie » est déjà citée au XIVe siècle. Probablement le nom de famille d'un propriétaire viticulteur, le coteau étant alors couvert de vignobles.

La suite de cet article n'est consacrée qu'à ce siège tilleurien du Horloz, inauguré en 1873. 
Le plan qui suit nous en montre l'implantation en 1947 (cliquez dessus pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre) :
plan_tilleur_1947.jpg
Sur ce plan de 1947, le charbonnage est désigné comme la SA Charbonnages du Gosson, La Haye et Horloz ; depuis le début des années 1930, nous en reparlerons, la société du Horloz a en effet été reprise par d'autres.

 
*  *  *  *  *

La houillère au pied du Malgarny en 1909 :Le Horloz en 1909.jpg
De nos jours :
etude notaire coeme_tilleur_2015.jpg

 Le charbonnage du Horloz et l'ancienne église Saint-Hubert vus à l'aube du XXe siècle depuis les hauteurs de la colline Malgarny :
Le bas de Tilleur vu de la colline Malgarny.jpg
Vue aérienne de nos jours (la croix rouge désigne l'emplacement de l'ancienne église Saint-Hubert ; la jaune, celui de la nouvelle ; la noire, celui de la houillère d'antan) :
bing maps_emplacemlent Horloz.jpg

Voici l'entrée de cette houillère, au tout début du XXe siècle, du côté de la rue de Liège (qui deviendra la rue des Martyrs en 1912, en hommage à des grévistes tombés vingt ans plus tôt sous le feu des gendarmes). À droite, on aperçoit le clocher de l'église Saint-Hubert :
horloz_tilleur_entrée tt debut XXe.jpg
Autre vue de cette houillère :
horloz_tilleur_1904.jpg

Les installations principales du charbonnage du Horloz en 1904 :Le Horloz en 1904.jpg
La configuration des lieux a beaucoup changé : la flèche rouge indique l'emplacement de l'ancienne église Saint-Hubert ; la noire, celui du charbonnage disparu :

Rond-point de Tilleur.jpg

 Les deux vues qui suivent, la première du début du XXème siècle, la seconde de 2015, ont été prises de la passerelle qui franchit les voies ferrées près de la gare de Tilleur. Le cercle rouge indique l'église Saint-Hubert à chacune des deux époques :Depuis la passerelle du chemin de fer au début du XXème siècle.jpgDepuis la passerelle du chemin de fer en 2015.jpg

Le charbonnage vu depuis la place de la Gare au début du XXe siècle :place de la gare_tilleur_debut XXe.jpg
De nos jours :

place d'italie_tilleur_2015.jpg

 À l'arrière-plan des deux cartes postales anciennes ci-dessous, représentant la rue Vinâve (à l'origine, le mot « vinâve » désigne un quartier, puis par extension la rue principale de ce quartier), se dressent les cheminées de la houillère du Horloz :rue vinave_horloz_tilleur_debut XXe.jpgrue vinave_tilleur_1904.jpg

C'est quai du Halage que l'on embarquait le charbon, mais aussi que l'on déchargeait les bois de mines servant à étayer les galeries :meuse_tilleur_debut XXe.jpg
La « paire aux bois » du charbonnage du Horloz :charbonnage horloz_tilleur.jpg

La photo ci-dessous a été prise à Jemeppe en 1860 (Tilleur se trouve à l'emplacement désigné par la flèche) ; les berlines ne sont donc pas celle du Horloz, mais le document montre bien le déversement du charbon dans les péniches :
jemeppe_fin XIXe.jpg

Revenons au quai du Halage à Tilleur même. Au début du XXe siècle, il n'y a ni route ni digue entre le quai et la Meuse. À gauche, l'immeuble aux deux frontons est une école communale. Au-delà de la végétation, juste avant les usines, s'ouvre une voie appelée la rue de la Meuse, le long de laquelle se trouve la paire du Horloz. Le rivage, à cet endroit, est un lieu de chargement du charbon dans les péniches :
quai du halage_tilleur_debut XXe.jpg
La même perspective à la fin des années 1920 (on a construit la digue à la suite des inondations catastrophiques de l'hiver 1925-1926) :
quai halage_jemeppe tilleur_1927.jpg
De nos jours :

quai du halage_tilleur_2008.jpg

Ce qu'on appelait la paire du Horloz, la voici telle qu'elle se présente actuellement, le long de la rue de la Meuse :
rue de la meuse_tilleur_2013.jpg
Les installations du charbonnage couvraient autrefois toute cette zone, occupée de nos jours par un terrain de football et une friche boisée. Elles comprenaient aussi un hôpital aménagé dans l'ancienne demeure Braconnier (qui se trouvait à l'avant-plan de la photo ci-dessus).

Cette clinique, la voici abandonnée après sa fermeture en 1962 :
ancien hopital horloz tilleur.jpg
L'endroit de nos jours :
terrain foot_tilleur horloz_2013.jpg

emplacement horloz_tilleur_bing maps.jpg
Les numéros, sur la vue aérienne ci-dessus, permettent de situer les éléments qui constituaient autrefois le paysage dans le périmètre des actuels quai du Halage (A), rue de la Digue (B), rue des Martyrs (C) et rue de la Meuse (D) : la maison et l'étude du notaire Arthur Coëme (1), l'hôpital du Horloz (2), les baraquements et logements ouvriers (3), les ateliers mécaniques (4), le site d'extraction (5). La flèche représente le sens de prise de vue de la photo suivante :
site Horloz_tilleur_2015.jpg

Quand on pénètre dans la friche boisée, on peut découvrir quelques ruines des anciennes installations charbonnières :friche boisee horloz1.jpg

Dans un affaissement de terrain, on peut même apercevoir la tombe d'un des puits (dalle qui porte le millésime « 1960 », année de son comblement) :friche boisee horloz2.jpg

Retour sur le terrain de football. Au centre de la photo qui suit, l'horizon est fermé par les façades arrière des maisons de la rue Neuve, cité-jardin à la mode 1900, construite à l'époque par le charbonnage du Horloz pour y loger ses mineurs :foot_tilleur_2015.jpg

Au départ, ces deux alignements d'habitations ouvrières (voir ci-dessous) disposaient de jardinets en façade, le long d'une ruelle centrale. Herbes folles et clôtures délabrées ont nécessité, en 1935, un assainissement des lieux, avec l'aménagement d'une place centrale dégagée :
rue neuve_tilleur_2015.jpg


*  *  *  *  *

La fin d'une épopée

La société créée par la famille
Braconier, devenue société anonyme en 1887*, aborde le XXe siècle avec deux sites d'exploitation : le siège Braconier (au Bonnet) et le siège de Tilleur.
* Les Braconier restant au contrôle du conseil d'administration.

Déficitaire, le siège Braconier finit par fermer en janvier 1930, et en décembre de la même année, la Société du Horloz est absorbée par celle de La Haye (charbonnage établi à Saint-Gilles et au Laveu : voir autre article).

En 1931, le groupe La Haye-Horloz fusionne avec la Société du Gosson :
action_horloz_1932.jpg

 Durant la seconde guerre mondiale, le site du Horloz (géré donc à ce moment par la Société du Gosson) est réquisitionné par l'occupant allemand, qui y fait construire en 1942 des baraquements pour loger les prisonniers russes astreints au travail dans la mine.

Après 1945, nos charbonnages font appel à de la main-d’œuvre étrangère, et ces baraquements sont destinés aux travailleurs italiens et slaves.

C'est dans ce contexte qu'un certain Guiseppe Barracato, originaire de Lercara Friddi (Sicile) arrive à Tilleur en 1948 pour travailler comme mineur de fond. En 1951, il fait venir sa famille. Son fils Francesco, tout gamin à l'époque, deviendra le chanteur Frédéric François.

La famille Barracato habite tout un temps dans l'une des maisons ouvrières de la rue de la Meuse, maisons que l'on voit sur la photo ci-dessous (À droite, derrière le mur du charbonnage, on aperçoit l'hôpital du Horloz) :
rue de la meuse_tilleur.jpg
Seul le mur du charbonnage subsiste de nos jours :
rue de la meuse_tilleur_2015.jpg

En 1954 la Société des Charbonnages de Gosson, La Haye et Horloz réunis fusionne avec la Société des Charbonnages des Kessales (Jemeppe). Dans l'article de journal qui suit (cliquez dessus pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre), il est question d'un accident survenu en 1956 au siège du Horloz, charbonnage de Gosson-Kessales, rue des Martyrs à Tilleur :
gazette liege_1956.jpg

Depuis 1951, nos houillères sont menacées par les normes de rentabilité exigées par la CECA. En 1958, le groupe Gosson-Kessales ferme son site de Jemeppe ; l'année suivante, il sacrifie le Horloz et le Gosson 1 pour sauver le Gosson 2*.
* Qui cessera malgré tout ses activités en 1966.

La place de l'église à la charnière des années 1950 et 60, avec à droite l'entrée du charbonnage du Horloz :place de l'eglise_tilleur.jpg
Le même endroit actuellement :
rond-point_tilleur_2015.jpg

La rue des Martyrs en 1960 (probablement pendant la grande grève qui a marqué cette année) :
rue des martyrs_tilleur_annees 1960.jpg
Le même endroit de nos jours :rue des martyrs_tilleur_2015.jpg

 La photo suivante a été prise depuis la passerelle enjambant les voies ferrées près de la gare de Tilleur. Au-delà de l'ancien site Chimeuse récemment assaini (l'espace vert pâle), l'ovale situe un terril du Horloz en attente d'arasement, de dépollution et de reconversion :
site chimeuse assaini_tileur sclessin_2015.jpg

 

Merci à Patrice Bonhivert, Jean-Claude Jacobs et Tony Bergmans pour leur aide au niveau de la documentation iconographique.

Merci aussi à Georges Stepniak pour les renseignements fournis et la visite commentée de ce quartier de Tilleur. Il a connu les lieux dans sa jeunesse, quand son père était mineur au Horloz avant d'être muté au Gosson 2.

15:10 Écrit par Claude Warzée dans 12. Le charbonnage du Horloz à Tilleur | Commentaires (2) |  Facebook |

11/01/2015

La rue de Tilleur

La rue porte officiellement ce nom depuis 1877 ; elle est ainsi appelée parce qu'elle conduit vers la localité de Tilleur, laquelle devrait son nom aux tilleuls qui abondaient autrefois sur son territoire.

Le « thier de Tilleur »*, comme on disait jadis, est déjà cité au XIVe siècle, et c'est au milieu du XVIIIe que ce chemin est élargi et pavé, tout comme celui de Saint-Laurent à Saint-Gilles (l'actuelle rue Saint-Laurent). Ces voiries constituent alors, au départ de Liège, le premier tronçon de la route de France, route qui mène vers le sud via Seraing, Huy et le Condroz. De Tilleur à Seraing, c'est un bac** qui permet de traverser la Meuse.

* Le tronçon qui prolonge la rue de Tilleur vers la vallée s'appelle d'ailleurs toujours la rue du Vieux Thier.

** Un passage d'eau surnommé le « bac du prince », établi à l'époque du prince-évêque Georges Louis de Berghes pour permettre aussi la traversée des chariots et chaises à porteurs.


Situons les lieux sur cet extrait de la carte Ferraris (carte des Pays-Bas autrichiens réalisée par le comte Joseph de Ferraris dans les années 1770). Cliquez dessus pour l'agrandir :
carte ferraris.jpg
1 : la rue Saint-Laurent  /  2 : la rue Saint-Gilles  /  3
: La rue de Tilleur à la hauteur de l'abba
ye de Saint-Gilles (il n'en subsiste qu'une église romane modifiée au cours des siècles)  /  4 : les Grands Champs de Saint-Gilles  /
5 : la rue du Vieux Thier  /  6 : le bac du Prince
à Tilleur.    

 

La photo suivante est la carte postale ancienne qui circule le plus souvent sur Internet à propos de la rue de Tilleur. Elle porte souvent l'inscription manuscrite « 1905 » (que j'ai effacée), inscription erronée car Théodore Gobert situe en 1914 l'adjudication des travaux de construction du mur à gradins qui clôture le cimetière de Saint-Gilles :rue de tilleur_cimetière saint-gilles_liege_debut XXe.jpg
Toujours à propos de la carte postale ci-dessus : les cheminées, dans le fond, sont celles du dépôt des tramways vicinaux de la rue Saint-Nicolas. Cette station possède en effet sa propre unité de production d’électricité.

Voici la même perspective en 2006 (à l'emplacement du glacier d'antan, le bâtiment a appartenu longtemps à l'atelier protégé Jean Delcour ; il est maintenant une annexe de la mosquée contestée du n° 140) :

rue de tilleur_saint-gilles_2006.jpg

Sur la gauche, on aperçoit la rue de Tilleur longeant le cimetière de Saint-Gilles :
Cimetière 2008.jpg


Découvrons la rue de Tilleur tronçon par tronçon. La flèche, sur la photo ci-dessous, en présente l'entrée, à la fin de la rue Saint-Gilles, dont on voit ci-dessous le dernier tronçon en 2006, pendant la construction de la résidence Deltour :rue saint-gilles-plateau-liege-2006.jpg

 Le début de la rue de Tilleur en 1938 :rue de tilleur_saint-gilles_liege_1938.jpg

En 1946 (commémoration du 11 novembre) :rue de tilleur_saint-gilles_liege_11 nov 1946.jpg

 De nos jours :
rue de tilleur_saint-gilles_liege-2008.jpg

 Comme la rue Saint-Gilles qu'elle prolonge, la première partie de la rue de Tilleur est fort commerçante :
rue de tilleur_saint-nicolas liege-2006.jpg

 La photo qui suit a été prise en septembre 1976, pendant la fête du quartier, associée aux commémorations religieuses en l'honneur de saint Gilles, le patron de la paroisse :rue de tilleur_saint-gilles_cortege 1967.jpg

La rue de Tilleur (dans l'axe de la flèche sur la vue aérienne ci-dessous) est proche de l'église dédiée à saint Gilles. À la fin des années 1970, la fête du quartier attire toujours les forains :
fete foraine_saint-gilles_liege_1979.jpg

Actuellement, il n'y a plus la moindre attraction, et même la baraque à croustillons et lacquemants (orthographe d'origine, due en 1903 à Désiré de Lille) a laissé place à une petite roulotte. Voici que ce qui subsistait de la fête foraine en 2008 :fete foraine_saint-gilles_liege-2008.jpg
Photographiée depuis la rue de Tilleur, la voirie que l'on voit sur la photo ci-dessus est la cour Saint-Gilles. Après les maisons de gauche, se trouve l'église romane Saint-Gilles :
eglise saint-gilles_liege_2008.jpg

La cour Saint-Gilles porte cette appellation pour rappeler le préau d'une abbaye existant là autrefois. Quelques bâtiments de cette ancienne abbaye bénédictine existaient encore dans la première moitié du XXe siècle, comme en témoigne cette vue qui nous reporte vers 1920 (ils étaient occupés par des religieuses de la Sainte-Famille du Sacré-Cœur, originaires de France) :cour saint-gilles_liege_1920.jpg

Dans l'autre sens en 1966. La photo, cette fois, est prise depuis la cour Saint-Gilles en direction de la rue de Tilleur et de la rue Courte :rue de tilleur_rue courte_saint-gilles_1966.jpg

En avril 2013 :
rue de tilleur_saint-gilles_liege_2013.jpg

Au rez-de-chaussée de la résidence Virginie, en construction sur la vue ci-dessus, on a établi un nouveau bureau de poste. Il faut dire que le précédent a été détruit par un incendie en décembre 2001 :incendie 2001.jpg

De son début jusqu'aux Grands Champs, la rue de Tilleur délimite les communes de Saint-Nicolas et de Liège. Le cimetière Saint-Gilles (à gauche), est situé en territoire liégeois :rue de tilleur_cimetière saint-gilles_2008.jpg
C'est en 1817 que la Fabrique d'église de Saint-Gilles achète ce terrain pour en faire un cimetière paroissial. Le lieu de sépulture est agrandi à diverses reprises dans la seconde moitié du XIXe siècle, et son entrée est fixée cour Saint-Gilles en 1904.

Au départ, les besoins funéraires ne nécessitent pas toute l'étendue du terrain acquis, et les autorités paroissiales autorisent la commune de Saint-Nicolas à installer sa première école primaire sur une partie de leur bien. À la suite des travaux d'agrandissement du cimetière en 1894-99, cette école saint-clausienne devra abandonner sa localisation liégeoise, ce qu'elle fera définitivement en 1900 pour être intégrée dans le groupe scolaire du quartier Tout-Va-Bien.

 

La rue de Tilleur traverse la place des Grands Champs avant de se prolonger vers la vallée mosane (l'immeuble blanc, derrière les arbres, est un laboratoire dentaire qui bientôt remplacé par un restaurant-pizzeria :
grands champs 2008.jpg

 La rue de Tilleur et la place des Grands Champs vers 1930 :Place des Grands Champs 1930.jpg

 Le même endroit en novembre 2008 :grand champs_neige_2008.jpg

La rue de Tilleur au niveau de la place des Grands Champs, pendant la construction du restaurant-pizzeria Youyou, en octobre 2009 :youyou 2009.jpg

Sur la photo ci-dessous, prise en 1949, la flèche désigne la place des Grands Champs ; nous nous trouvons maintenant dans le tronçon qui descend vers Tilleur. Les maisons, à l'arrière-plan gauche, sont celles de la rue Likenne :rue de tilleur_saint-nicolas-1949(1).jpg

 Le même endroit en 2008, fortement urbanisé :rue de tilleur 2008(2).jpg

À l'embranchement avec la rue Baltus, au début du XXe siècle : rue de tilleur_saint-nicolas_debut XXe.jpg

Un siècle plus tard :
rue de tilleur 2008(3).jpg

De nos jours, vu l’urbanisation, il est impossible de voir ce panorama depuis la rue, comme en 1949 :
rue de tilleur terrils 1949.jpg

Il faut descendre la rue Baltus pour retrouver ce paysage (l'encadré rouge ci-dessous). Il y manque cependant le terril du charbonnage du Bonnet, assaini dès 1956 puis arasé :bonnet_saint-Nicolas_2015.jpg

Une autre photo de 1949 :rue de tilleur_saint-nicolas_1949.jpg

 Et sa correspondance en 2015 :histoire de la commune de saint-nicolas,rue de tilleur,abbaye saint-gilles,église romane saint-gilles,liège,cimetière saint-gilles,grands champs,rue de la justice,vieux thier,tilleur

L'embranchement avec la rue de la justice en 1949 (au sommet de laquelle se trouvait autrefois le gibet des Grands Champs de Saint-Gilles) :histoire de la commune de saint-nicolas,rue de tilleur,abbaye saint-gilles,église romane saint-gilles,liège,cimetière saint-gilles,grands champs,rue de la justice,vieux thier,tilleur

De nos jours :
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À partir du sens unique visible sur la photo ci-dessous, la rue de Tilleur devient la rue du Vieux Thier :
vieux thier_tilleur_2008.jpg

Le dernier tronçon du Vieux Thier est rustique et étroit (à l'horizon, on devine les installations métallurgiques de Seraing) :vieux thier_tilleur_2008(2).jpg

La croix ci-dessous, dissimulée dans la végétation du Vieux Thier, a un rapport avec l'histoire du gibet des Grands Champs, que vous pouvez lire en cliquant sur le lien fourni :croix_vieux_thier_tileur.jpg

Le Vieux Thier, dans la vallée à Tilleur, rejoint les rues Ferdinand Nicolay et Chiff d'or.

Avant 1977, Tilleur était une commune distincte ; on aperçoit, à droite, un morceau de la maison communale d'alors, aujourd'hui disparue :

À pîd dè Tier.jpg

L'ancienne maison communale, détruite en 1979, a été remplacée par l'école communale Chiff d'Or :
chiff d'or_tilleur_2008.jpg

Le document qui suit nous reporte en 1935. Cette parie de l'actuelle rue Ferdinand Nicolay s'appelle alors la rue du Horloz, du nom d'un ancien ruisseau. Le monument composé d'un socle en pierre taillée et d'un crucifix date de 1563 :horloz_tilleur_1935.jpg

 Le même endroit en 2008 :rue ferdinand nicolay_tilleur_2008.jpg

Vu les transformations, le crucifix de 1563 a été déplacé un peu plus haut dans le Vieux Thier :
crucifix_vieux thier_tilleur_2008.jpg

La maison communale de Tilleur dans la première partie du XXe siècle, au pied du Vieux Thier, avec son monument aux morts 1914-18 :Ancienne maison communale de Tilleur.jpg

La même perspective de nos jours :rue ferdinand nicolay_tilleur_2008(2).jpg

16:00 Écrit par Claude Warzée dans 04. La rue de Tilleur | Commentaires (3) |  Facebook |

04/01/2015

L'hôtel communal

La première maison communale de Saint-Nicolas se situe à l'angle des actuelles rues Malaise et Ferdinand Nicolay :
Maison communale fin XIXème siècle.jpg  Dès 1850, une école est installée à côté de cette maison communale ; elle est agrandie en 1880, à l'emplacement des buildings actuels de la rue Malaise* ; elle disparaîtra en 1912 au profit de nouveaux bâtiments scolaires dans la rue Tout-Va-Bien.
* Du nom d'une famille propriétaire de différentes bures (puits de charbonnages).

  Ci dessous, la rue Malaise en 2008 :
Rue Malaise.jpg

En 1902,commence le chantier d'un nouvel hôtel communal, que voici dans toute sa splendeur d'époque :
Hôtel communal 1902.jpg

   Cette bâtisse est détruite par un V1 en décembre 1944 :Hôtel communal 44-45.jpg

   Les services à la population sont installés dans divers locaux scolaires, mais le conseil communal envisage rapidement la construction d'un nouvel immeuble. Dès février 1945, l'architecte Crollaer est chargé d'établir un projet. 

  Les plans sont définitivement approuvés en 1949, et le chantier va durer de 1950 à 1954 :

construction maison communale saint-nicolas_1950b.jpgconstruction maison communale saint-nicolas_1950a.jpgmaison communale saint-nicolas_1954.jpg

Dans les années 1960, l'hôtel de ville se trouve au cœur d'un environnement champêtre (le clocher, à l'horizon, est celui de l'église Saint-Gilles) :
panorama saint-nicolas_annees 1960.jpg

Le quartier s'est fortement urbanisé dès la fin des années 1960 et au cours des années 1970 (la vue qui suit a été prise du haut de la rue du Mayeur, et le clocher, cette fois, est celui de l'église Saint-Nicolas) :
rue du mayeur_saint-nicolas_1970.jpg

Le même endroit de nos jours :saint-nicolas,histoire de la commune de saint-nicolas,maison communale,hotel de ville,rue malaise,rue ferdinand nicolay,rue tout-va-bien,crollaer,rue du mayeur,montegnée,tilleur,jean muller,oscar condez,vitrail hôtel de ville,mineur,terrils

L'hôtel communal au début des années 1970 :
maison communale_saint-nicolas_1970.jpg

L'hôtel communal dans son aspect actuel (après rénovation en 1990) :saint-nicolas,histoire de la commune de saint-nicolas,maison communale,hotel de ville,rue malaise,rue ferdinand nicolay,rue tout-va-bien,crollaer,rue du mayeur,montegnée,tilleur,jean muller,oscar condez,vitrail hôtel de ville,mineur,terrils

Ce vitrail, dans la cage d'escalier de l'hôtel communal, a été réalisé par le peintre-verrier Oscar Condez, selon un dessin de l'artiste Jean Müller (né à Montegnée en 1904 et décédé en 1977). Cette œuvre rappelle le passé houiller de la commune :
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Avant la fusion des communes votée en décembre 1975 et appliquée le 1er janvier 1977, Montegnée et Tilleur étaient des municipalités distinctes, chacune possédant sa propre maison communale.

Voici l'hôtel communal de Montegnée au tout début du XXe siècle, puis un siècle plus tard (devenu une annexe du siège principal de Saint-Nicolas) :
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Quant à la maison communale de Tilleur, que l'on voit vers 1910 sur la première vue ci-dessous, elle a été démolie en 1979 et remplacée par l'école du Pied du Thier : 
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15:25 Écrit par Claude Warzée dans 02. L'hôtel communal | Commentaires (4) |  Facebook |