15/01/2016

Le lieu-dit des six ruelles, le carrefour au pied de la rue Bordelais

La vue aérienne qui suit a été obtenue grâce à Bing Maps (cliquez dessus pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre) :
Vue aérienne Live Search Maps.jpg
Des six ruelles d'antan, il n'en reste que cinq, et certaines sont devenues des voies de circulation fort fréquentées :

1 : la rue Bordelais / 2 : la rue du Coq / 3 et 4 : la rue Chiff d'Or / 5 : la rue de la Station / FF : la place Francisco Ferrer / VT : le Vieux Thier / FN : la rue Ferdinand Nicolay.

* * * * *

La rue Bordelais (petit bordeau) tirerait son nom des vignobles qui couvraient autrefois les pentes du coteau (c'est en tout cas l'explication la plus répandue). Princes-évêques de Liège, abbés de Saint-Gilles, moines du couvent des Guillemins, grands propriétaires terriens (comme par exemple la famille Grimbérieux), cultivaient la vigne sur les flancs des collines exposées au sud. Dans les environs, d'autres lieux-dits rappellent la viticulture et ses cépages : le Petit Bourgogne (Cointe), la Côte d'or, la Chyvre d'Or, Sous les vignes etc...

Chiff d'Or (Chievre d'Or, Chyvre d'Or > Chèvre d'Or) est l'appellation d'un vignoble déjà cité au XIVe siècle. Dans la rue qui porte aujourd'hui ce nom, on peut admirer la Torette, une magnifique bâtisse dont les origines remontent au XVIIe siècle :plaque saint-nicolas tilleur.jpg

La Torette doit son nom de sa tour carrée ; construite en 1632 sur un bâtiment existant, elle doit son aspect typique, avec son espèce de clocher bulbeux, aux frères Guillemins (ou Guillemites), désireux de disposer d'une maison de repos près des vignobles leur appartenant.

La Torette vers 1905 (année de l'Exposition universelle de Liège) :La Torette vers 1905.jpg

Lors de cette prestigieuse manifestation internationale, la « Maison de Tilleur », inspirée par la Torette, a fait partie du Vieux-Liége, zone près du pont de Fragnée où on avait reconstitué des exemples du patrimoine liégeois :
Le Vieux-Liége en 1905.jpg

À Tilleur comme ailleurs dans la région, les vignobles disparaissent dès le milieu du XIXe siècle pour faire place aux activités houillères et métallurgiques. La Torette se retrouve de plus en plus perdue dans un paysage de charbonnages et d'usines, avec des maisons ouvrières à proximité.

Le plan qui suit date de 1947 (cliquez dessus pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre). Le cercle rouge désigne l'emplacement de la Torette. La flèche montre l'entrée d'un tunnel de 1200 mètres creusé en 1860 par la houillère de La Haye pour acheminer le charbon de son siège d'extraction de Saint-Gilles vers les voies de chemin de fer de la vallée. En 1947, le tunnel n'est plus utilisé (le charbonnage a fermé en 1934), mais il a servi d'abri anti-aérien pendant la seconde guerre mondiale :plan 1947.jpg

En 1873, le charbonnage de La Haye a aussi installé une batterie de fours à coke le long du chemin de fer, et en 1908, c'est la S.A. Fours à Coke de Tilleur-Ougrée qui a démarré ses activités à proximité. En 1928, est créée la société S.A. Engrais et produits chimiques de la Meuse (Chimeuse). Cette nouvelle usine est construite dès 1930 sur un site rehaussé de 2 à 3 mètres dans le but de le protéger des crues de la Meuse. On utilise des déchets de charbonnage, des débris miniers et des déchets de l’industrie sidérurgique pour remblayer le terrain. Les anciens fours à coke sont en partie conservés. Certains resteront actifs jusqu’en 1950

En 1957, Chimeuse est absorbée par la société S.A. Ammoniaque synthétique et dérivés (ASED) qui poursuivra les activités jusqu’en 1961, année où elle procédera à l'arrêt des activités. Le site est désaffecté depuis 1961*.
* Tous les renseignements contenus dans les deux paragraphes qui précèdent proviennent du site de la SPAQuE (Société publique d'aide à la qualité de l'environnement).

Le site de Chimeuse à l'abandon dans les années 1960 (partie est, sur le territoire de Sclessin) :
chimeuse.jpg

Les vestiges de Chimeuse en 1966 ; ils seront définitivement démantelés en 1993 :chimeuse_1966.jpg

La rue Chiff d'Or et la Torette en 2007, avec à gauche, le site de Chimeuse en cours de dépollution :
rue chiff d'or tilleur_2007.jpg

C'est la société SPAQuE qui a assaini le site de 2007 à 2011. Le site a été retenu par le gouvernement wallon comme zone d'activités économiques prioritaire :depollution chimeuse tilleur.jpgsite chimeuse ouest assaini spaque.jpg

On appelle aussi rue Chiff d'Or le tronçon qui va de la rue Bordelais au Vieux Thier et à la rue Ferdinand Nicolay. Au XIXe siècle, il s'agissait de la ruelle du Crucifix, en référence au vieux Christ du XVIe siècle qui se trouvait au pied du Vieux Thier (voir cet autre article).

Le crucifix du Vieux Thier à l'aube du XXe siècle (à droite, on aperçoit un morceau de la maison communale construite en 1896) :crucifix vieux thier tilleur.jpg

Le même endroit de nos jours (le vieux crucifix existe toujours, déplacé plus haut dans le Vieux Thier) :
tilleur 2008.jpg

C'est à l'époque de la mise en service de la maison communale que la ruelle du Crucifix est rebaptisée rue Chiff d'Or, en prolongement de celle existant déjà.

La photo qui suit présente cette maison communale après 1921, année de l'inauguration devant son perron d'un monument aux morts de 1914-1918 (monument surnommé familièrement « la Madelon », œuvre de l'architecte Lutgens et du tailleur de pierre Dubois, tous deux enfants du pays) :maison commuinale tilleur apres 1921.jpg

La maison communale a été détruite en 1979, à la suite de la fusion des communes de 1977 qui a vu Saint-Nicolas absorber Tilleur. C'est une école qui s'élève aujourd'hui à cet emplacement. Déplacé au musée de la pierre de Sprimont, l'imposant monument aux morts a été remplacé par une stèle funéraire de moindre importance. Voici les lieux en 2008 :ecole pied du thier tilleur 2008.jpg

Revenons au pied de la rue Bordelais. À sa droite s'ouvre la rue du Coq, raidillon qui gravit aussi la colline vers les Grands Champs et le bois de Saint-Gilles :rue bordelais tilleur 2008.jpg
L'appellation « du Coq » n'a rien à voir avec un quelconque gallinacé ; il s'agit de l'altération orthographique, au fil des siècles, du nom de famille des « Lecocque », propriétaires terriens locaux au XVIIIe siècle.

La maison au pignon en escalier, on la retrouve sur cette photo de la place Ferrer au début du XXe siècle :

place ferrer tilleur debut XXe (1).jpg

Cette place s'est appelée un temps la place du Couvent, vu l'établissement des religieuses à l'origine de l'école maternelle et primaire Saint-Hubert. C'est en 1912 que le conseil communal, pour la première fois à majorité socialiste, a décidé de dédier le lieu à Francisco Ferrer, pour rendre hommage à ce pédagogue espagnol adepte de la libre pensée, favorable à l'éducation du peuple, et finalement fusillé en 1909 comme anarchiste.

La carte postale qui suit est intitulée « Place Ferrer, nouveau couvent ». Les Sœurs de la Charité avaient en fait ouvert une école pour filles dès 1851, mais leur bâtiment se trouvait initialement rue de Liège (devenue depuis la rue des Martyrs). C'est en 1911 que de nouveaux locaux leur ont été construits à l'emplacement actuel :couvent place ferrer tilleur.jpg
Document LÎ BON VÎ TIMPS

couvent place ferrer_tilleur_apres 1911.jpg
Sur la place Ferrer, existait « li rodje pompe » (la pompe rouge), pompe communale qui permettait aux riverains de se ravitailler en eau potable grâce au Horloz, ruisseau descendant de Saint-Nicolas (l'« eau du robinet » n'a été installée qu'en 1923). La pompe, sur ce document du début du XXe siècle, a été colorisée pour justifier l'appellation rougeâtre :
Rodje pompe.jpg

La vue ci-dessus est en réalité extraite de cette carte postale :place ferrer tilleur debut XXe (2).jpg

Le même endroit de nos jours :place ferrer tilleur 2008 (2).jpg

La place Ferrer dans l'autre sens, vue du pied de la rue Bordelais :place ferrer tilleur 2008.jpg

La place Ferrer se prolonge par la rue de la Station, avec ses anciennes maisons ouvrières :place ferrer et rue de la station_tilleur_2008.jpg

La rue de la Station vue dans l'autre sens, depuis la passerelle qui enjambe le chemin de fer :rue de la station_tilleur_2015.jpg

Auparavant, la rue de la Station s'appelait la ruelle de Liège ; elle continuait au-delà des voies ferrées grâce à un passage à niveau. Elle a pris son nom actuel à la fin du XIXe siècle, après les transformations nécessitées par l'implantation à cet endroit de la gare de Tilleur (voir autre article).

Voici la passerelle qui a remplacé, en 1879, le passage à niveau de la ruelle de Liège (rebaptisée rue de la Station) :passerelle gare tilleur debut XXe.jpg

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11:25 Écrit par Claude Warzée dans 17. Le lieu-dit des six ruelles | Commentaires (0) |  Facebook |

15/07/2015

L'église Saint-Hubert de Tilleur et ses environs

La vie de saint Hubert, bien entendu, mêle histoire et légende.

Hubert naît entre 656 et 658 en Aquitaine, probablement à Toulouse, au sein d'une famille aristocratique issue de la dynastie mérovingienne. Jeune seigneur, il réside souvent à la cour de son parent Pépin de Herstal. Il s'adonne aux plaisirs d'une vie mondaine et passe beaucoup de temps à traquer le gibier dans la forêt d'Ardenne.

saint hubert et le cerf.jpg

Lors d'une de ces parties de chasse, il ap
erçoit un cerf portant une un crucifix
lumineux entre ses bois ; il entend une voix qui lui ordonne de se convertir auprès
de l'évêque Lambert, du diocèse de Tongres-Maastricht.

Hubert obéit à l'apparition divine et décide de consacrer le reste de sa vie à la
religion. Il se retire à l'abbaye d'Andage, en Ardenne. Son exemple rayonne dans
toute la région et suscite d'innombrables conversions.

En 705, l'évêque Lambert est assassiné alors qu'il est de passage dans l'humble bourgade de Liège. Hubert est appelé à lui succéder à la tête du diocèse de Tongres-Maastricht, dont le siège finit par être déménagé à Liège (voir
autre article).

À sa mort en 727, Hubert est inhumé dans la collégiale Saint-Pierre qu'il a fondée
(voir
autre article
). Un siècle plus tard, sa dépouille sera transférée dans l'abbaye du village ardennais d’Andage, qui prendra le nom de Saint-Hubert.

 

En 816, l'évêque de Liège Walcaud cède les terres de Tilleur à l'abbaye d'Andage, en Ardenne, où les reliques de saint Hubert seront transférées en 825.

À cette époque, il existe à Tilleur, en bord de Meuse, un oratoire qui aurait abrité quelque temps les fameuses reliques, avant leur translation vers le monastère ardennais. Selon la légende locale, il s'y produit guérisons miraculeuses*, et la réputation qu'acquiert le lieu suppose la construction d'une église plus vaste.
*Saint Hubert est devenu le patron des chasseurs et le guérisseur de la rage ; il est aussi invoqué en cas de troubles nerveux, d'insomnie, de surmenage, de peur enfantine...

En 1332, l'édifice est élevé en église paroissiale dédiée à saint Hubert, dont le culte, aux XIVe et XVe siècles, continue d'attirer les pèlerins, contribuant au développement de la localité.

Le dessin qui suit, dû à notre ami et artiste local Tony Bergmans (archives du « Bon Vî Tîmps »), montre cette église gothique au milieu du XIXe siècle. Ce sont des agrandissements effectués en 1495 qui lui ont donné cet aspect :
eglise tilleur 1332-1868.jpg

Voici Tilleur en 1850, vu depuis la colline du Malgarny (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir). La flèche désigne la première église Saint-Hubert, en bord de Meuse. L'usine, sur la gauche, est la société anonyme des Hauts Fourneaux de Sclessin. Le pointillé rouge représente l'actuelle rue des Martyrs, et le bleu l'actuelle ligne de chemin de fer. Sur la droite, les maisons ouvrières alignées en oblique sont celles de l'actuelle rue de la Passerelle :
tilleur 1850.jpg

Comparons avec une vue aérienne contemporaine (obtenue grâce à Bing Maps). Identifions la Meuse (1), l'emplacement de la première église de Tilleur (2), la rue Vieille Église (3), les usines Ferblatil (4), la rue des Martyrs (5), la rue de la Passerelle (6) et le chemin de fer (7) :

plan tilleur bing maps.jpg

 La première église de Tilleur et son cimetière (voir dessin trois illustrations plus haut) sont désaffectés en 1864. Le bâtiment sert d'hôpital en 1866 pendant une terrible épidémie de choléra qui frappe la localité. Il sera définitivement démoli en 1868.

Il faut dire qu'une nouvelle église Saint-Hubert est consacrée depuis 1863. Elle a été construite là où, actuellement, la rue de Station débouche sur le rond-point de la place de l'Église (dont on comprend mieux l'appellation) :
emplacement ancienne église Tilleur.jpg

L'église Saint-Hubert de Tilleur sur une carte postale colorisée de 1907 :Église Saint-Hubert (carte postale colorisée).jpg

Les immeubles, de chaque côté de l'église, constituent le presbytère, la cure d'un côté, le vicariat de l'autre :
eglise saint-hubert tilleur 1904.jpg

L'entrée de l'église Saint-Hubert 2ème du nom fait face au charbonnage du Horloz (cliquez ici pour accéder à un article consacré à cette houillère) :eglise saint-hubert tilleur.jpgcharbonnage horloz tilleur 1904.jpg

L'église et la houillère vues depuis la rue Vinâve* :
* Issu du latin, le mot « vinâve » désigne à l'origine un quartier, un hameau ; par extension, il s'applique à la rue la plus importante de ce quartier, de ce hameau.rue vinave tilleur 1904.jpg

 La même perspective de nos jours (à la place du charbonnage disparu, c'est l'église Saint-Hubert 3ème du nom — nous en parlerons plus loin — qu'on aperçoit dans le fond) :rue vinave tilleur 2008.jpg

La place de l'Église vers 1910 (on ne voit pas l'édifice religieux qui se trouve en retrait sur la gauche), avec le tram Liège-Seraing :Place de l'Église 1910.jpg

 De nos jours (l'entrée du charbonnage se situait à l'emplacement de la végétation de droite) :
place de l'église tilleur 2008.jpg

Le café et la salle du cercle Concordia, au début du XXe siècle :place église tilleur debut XXe.jpg

 En 2008, avec les mêmes bâtiments devenus un restaurant-pizzéria italien :place de l'eglise tilleur 2008.jpg

 La carte postale, deux illustrations plus haut, est intitulée « Place de l'Église ». Les immeubles sous le titre, pourtant, se trouvent en réalité rue Ferdinand Nicolay*.
*Ferdinand Nicolay, philanthrope, né à Stavelot en 1772 et décédé à Bruxelles en 1854. Si plusieurs établissements, rues et places publiques portent son nom, c'est dû au fait que cet homme d'affaires, sans descendance, consacra son immense fortune à des actes de bienfaisance.

Rue que voici dans l'autre sens au début du XXe siècle, dans les années 1970 et en 2008 :
rue ferdinand nicolay tilleur debut XXe.jpgrue ferdinand nicolay tilleur années 70.jpgrue ferdinand nicolay tilleur 2008.jpg

Le plan et la vue aérienne qui suivent peuvent être agrandis en cliquant dessus.

Il n'y a guère, la rue Ferdinand Nicolay était coupée par un passage à niveau (l'ovale rouge sur le plan) :
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C'est à la fin des années 1990 que ce passage à niveau, obstacle à la circulation et cause d'accidents, a été remplacé par un viaduc construit une centaine de mètres plus loin. Cette vue aérienne, obtenue grâce à Bing Maps, montre la rue Ferdinand Nicolay désormais sectionnée (les deux traits rouges), ainsi que le prolongement de la rue de la Station qui franchit le chemin de fer (le pointillé) :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

Le passage à niveau de Tilleur bas en 1991 (l'immeuble et les palissades que l'on voit au centre de la photo n'existent plus ; se trouve là, actuellement, l'étude des notaires Coëme et Michel) :
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Dans l'autre sens, l'emplacement actuel de l'ancien passage à niveau :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 

Revenons-en à l'évolution de l'église Saint-Hubert. La voici pendant les terribles inondations de l’hiver 1925-1926 :inondations tilleur 1926.jpg

 À la charnière des années 1950 et 60. À droite : les bâtiments du charbonnage du Horloz, en passe de fermeture puis de démolition :place de l'eglise tilleur debut annees 1960.jpg

Victime des inondations et des dégâts miniers, l'église Saint-Hubert finit par s'affaisser ; elle est interdite au culte dès 1977*.
* Les offices seront célébrés dans une classe de l'école Saint-Joseph de 1977 à 1994.

L'édifice est finalement détruit en 1989 :
demolition eglise saint-hubert tilleur 1989.jpgDémolition de l'église Saint-Hubert en 1989.jpg

 Le chantier (1997-98) du passage routier au-dessus du chemin de fer, à l'emplacement de l'église disparue :
rond-point tilleur 1998.jpg

Une toute nouvelle église Saint-Hubert a été construite en 1993-94, à l'angle des rues Ferdinand Nicolay et des Martyrs* :
* Anciennement rue de Liège, rebaptisée la rue des Martyrs en 1912, en hommage à des grévistes tombés vingt ans plus tôt sous le feu des gendarmes.histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 La photo ci-dessous présente la rue des Martyrs au début des années 1930. Lans le fond, on aperçoit les immeubles de la rue Ferdinand Nicolay. La flèche indique l'emplacement de l'église actuelle ; à l'époque, se trouvaient là les écuries du charbonnage du Horloz :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 La même perspective de nos jours :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 Début des années 1990. Le terrain est déblayé en attente de la construction de la nouvelle église. Remarquez le passage à niveau dont il a été question précédemment :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

À gauche, le mur d'enceinte du charbonnage disparu. Dans le fond, la rue Ferdinand Nicolay. À droite (derrière le panneau publicitaire), l'église Saint-Hubert :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

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16:00 Écrit par Claude Warzée dans 13. Église Saint-Hubert (Tilleur) | Commentaires (2) |  Facebook |

04/01/2015

L'hôtel communal

La première maison communale de Saint-Nicolas se situe à l'angle des actuelles rues Malaise et Ferdinand Nicolay :
Maison communale fin XIXème siècle.jpg  Dès 1850, une école est installée à côté de cette maison communale ; elle est agrandie en 1880, à l'emplacement des buildings actuels de la rue Malaise* ; elle disparaîtra en 1912 au profit de nouveaux bâtiments scolaires dans la rue Tout-Va-Bien.
* Du nom d'une famille propriétaire de différentes bures (puits de charbonnages).

  Ci dessous, la rue Malaise en 2008 :
Rue Malaise.jpg

En 1902,commence le chantier d'un nouvel hôtel communal, que voici dans toute sa splendeur d'époque :
Hôtel communal 1902.jpg

   Cette bâtisse est détruite par un V1 en décembre 1944 :Hôtel communal 44-45.jpg

   Les services à la population sont installés dans divers locaux scolaires, mais le conseil communal envisage rapidement la construction d'un nouvel immeuble. Dès février 1945, l'architecte Crollaer est chargé d'établir un projet. 

  Les plans sont définitivement approuvés en 1949, et le chantier va durer de 1950 à 1954 :

construction maison communale saint-nicolas_1950b.jpgconstruction maison communale saint-nicolas_1950a.jpgmaison communale saint-nicolas_1954.jpg

Dans les années 1960, l'hôtel de ville se trouve au cœur d'un environnement champêtre (le clocher, à l'horizon, est celui de l'église Saint-Gilles) :
panorama saint-nicolas_annees 1960.jpg

Le quartier s'est fortement urbanisé dès la fin des années 1960 et au cours des années 1970 (la vue qui suit a été prise du haut de la rue du Mayeur, et le clocher, cette fois, est celui de l'église Saint-Nicolas) :
rue du mayeur_saint-nicolas_1970.jpg

Le même endroit de nos jours :saint-nicolas,histoire de la commune de saint-nicolas,maison communale,hotel de ville,rue malaise,rue ferdinand nicolay,rue tout-va-bien,crollaer,rue du mayeur,montegnée,tilleur,jean muller,oscar condez,vitrail hôtel de ville,mineur,terrils

L'hôtel communal au début des années 1970 :
maison communale_saint-nicolas_1970.jpg

L'hôtel communal dans son aspect actuel (après rénovation en 1990) :saint-nicolas,histoire de la commune de saint-nicolas,maison communale,hotel de ville,rue malaise,rue ferdinand nicolay,rue tout-va-bien,crollaer,rue du mayeur,montegnée,tilleur,jean muller,oscar condez,vitrail hôtel de ville,mineur,terrils

Ce vitrail, dans la cage d'escalier de l'hôtel communal, a été réalisé par le peintre-verrier Oscar Condez, selon un dessin de l'artiste Jean Müller (né à Montegnée en 1904 et décédé en 1977). Cette œuvre rappelle le passé houiller de la commune :
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Avant la fusion des communes votée en décembre 1975 et appliquée le 1er janvier 1977, Montegnée et Tilleur étaient des municipalités distinctes, chacune possédant sa propre maison communale.

Voici l'hôtel communal de Montegnée au tout début du XXe siècle, puis un siècle plus tard (devenu une annexe du siège principal de Saint-Nicolas) :
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Quant à la maison communale de Tilleur, que l'on voit vers 1910 sur la première vue ci-dessous, elle a été démolie en 1979 et remplacée par l'école du Pied du Thier : 
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15:25 Écrit par Claude Warzée dans 02. L'hôtel communal | Commentaires (4) |  Facebook |