15/07/2015

L'église Saint-Hubert de Tilleur et ses environs

La vie de saint Hubert, bien entendu, mêle histoire et légende.

Hubert naît entre 656 et 658 en Aquitaine, probablement à Toulouse, au sein d'une famille aristocratique issue de la dynastie mérovingienne. Jeune seigneur, il réside souvent à la cour de son parent Pépin de Herstal. Il s'adonne aux plaisirs d'une vie mondaine et passe beaucoup de temps à traquer le gibier dans la forêt d'Ardenne.

saint hubert et le cerf.jpg

Lors d'une de ces parties de chasse, il ap
erçoit un cerf portant une un crucifix
lumineux entre ses bois ; il entend une voix qui lui ordonne de se convertir auprès
de l'évêque Lambert, du diocèse de Tongres-Maastricht.

Hubert obéit à l'apparition divine et décide de consacrer le reste de sa vie à la
religion. Il se retire à l'abbaye d'Andage, en Ardenne. Son exemple rayonne dans
toute la région et suscite d'innombrables conversions.

En 705, l'évêque Lambert est assassiné alors qu'il est de passage dans l'humble bourgade de Liège. Hubert est appelé à lui succéder à la tête du diocèse de Tongres-Maastricht, dont le siège finit par être déménagé à Liège (voir
autre article).

À sa mort en 727, Hubert est inhumé dans la collégiale Saint-Pierre qu'il a fondée
(voir
autre article
). Un siècle plus tard, sa dépouille sera transférée dans l'abbaye du village ardennais d’Andage, qui prendra le nom de Saint-Hubert.

 

En 816, l'évêque de Liège Walcaud cède les terres de Tilleur à l'abbaye d'Andage, en Ardenne, où les reliques de saint Hubert seront transférées en 825.

À cette époque, il existe à Tilleur, en bord de Meuse, un oratoire qui aurait abrité quelque temps les fameuses reliques, avant leur translation vers le monastère ardennais. Selon la légende locale, il s'y produit guérisons miraculeuses*, et la réputation qu'acquiert le lieu suppose la construction d'une église plus vaste.
*Saint Hubert est devenu le patron des chasseurs et le guérisseur de la rage ; il est aussi invoqué en cas de troubles nerveux, d'insomnie, de surmenage, de peur enfantine...

En 1332, l'édifice est élevé en église paroissiale dédiée à saint Hubert, dont le culte, aux XIVe et XVe siècles, continue d'attirer les pèlerins, contribuant au développement de la localité.

Le dessin qui suit, dû à notre ami et artiste local Tony Bergmans (archives du « Bon Vî Tîmps »), montre cette église gothique au milieu du XIXe siècle. Ce sont des agrandissements effectués en 1495 qui lui ont donné cet aspect :
eglise tilleur 1332-1868.jpg

Voici Tilleur en 1850, vu depuis la colline du Malgarny (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir). La flèche désigne la première église Saint-Hubert, en bord de Meuse. L'usine, sur la gauche, est la société anonyme des Hauts Fourneaux de Sclessin. Le pointillé rouge représente l'actuelle rue des Martyrs, et le bleu l'actuelle ligne de chemin de fer. Sur la droite, les maisons ouvrières alignées en oblique sont celles de l'actuelle rue de la Passerelle :
tilleur 1850.jpg

Comparons avec une vue aérienne contemporaine (obtenue grâce à Bing Maps). Identifions la Meuse (1), l'emplacement de la première église de Tilleur (2), la rue Vieille Église (3), les usines Ferblatil (4), la rue des Martyrs (5), la rue de la Passerelle (6) et le chemin de fer (7) :

plan tilleur bing maps.jpg

 La première église de Tilleur et son cimetière (voir dessin trois illustrations plus haut) sont désaffectés en 1864. Le bâtiment sert d'hôpital en 1866 pendant une terrible épidémie de choléra qui frappe la localité. Il sera définitivement démoli en 1868.

Il faut dire qu'une nouvelle église Saint-Hubert est consacrée depuis 1863. Elle a été construite là où, actuellement, la rue de Station débouche sur le rond-point de la place de l'Église (dont on comprend mieux l'appellation) :
emplacement ancienne église Tilleur.jpg

L'église Saint-Hubert de Tilleur sur une carte postale colorisée de 1907 :Église Saint-Hubert (carte postale colorisée).jpg

Les immeubles, de chaque côté de l'église, constituent le presbytère, la cure d'un côté, le vicariat de l'autre :
eglise saint-hubert tilleur 1904.jpg

L'entrée de l'église Saint-Hubert 2ème du nom fait face au charbonnage du Horloz (cliquez ici pour accéder à un article consacré à cette houillère) :eglise saint-hubert tilleur.jpgcharbonnage horloz tilleur 1904.jpg

L'église et la houillère vues depuis la rue Vinâve* :
* Issu du latin, le mot « vinâve » désigne à l'origine un quartier, un hameau ; par extension, il s'applique à la rue la plus importante de ce quartier, de ce hameau.rue vinave tilleur 1904.jpg

 La même perspective de nos jours (à la place du charbonnage disparu, c'est l'église Saint-Hubert 3ème du nom — nous en parlerons plus loin — qu'on aperçoit dans le fond) :rue vinave tilleur 2008.jpg

La place de l'Église vers 1910 (on ne voit pas l'édifice religieux qui se trouve en retrait sur la gauche), avec le tram Liège-Seraing :Place de l'Église 1910.jpg

 De nos jours (l'entrée du charbonnage se situait à l'emplacement de la végétation de droite) :
place de l'église tilleur 2008.jpg

Le café et la salle du cercle Concordia, au début du XXe siècle :place église tilleur debut XXe.jpg

 En 2008, avec les mêmes bâtiments devenus un restaurant-pizzéria italien :place de l'eglise tilleur 2008.jpg

 La carte postale, deux illustrations plus haut, est intitulée « Place de l'Église ». Les immeubles sous le titre, pourtant, se trouvent en réalité rue Ferdinand Nicolay*.
*Ferdinand Nicolay, philanthrope, né à Stavelot en 1772 et décédé à Bruxelles en 1854. Si plusieurs établissements, rues et places publiques portent son nom, c'est dû au fait que cet homme d'affaires, sans descendance, consacra son immense fortune à des actes de bienfaisance.

Rue que voici dans l'autre sens au début du XXe siècle, dans les années 1970 et en 2008 :
rue ferdinand nicolay tilleur debut XXe.jpgrue ferdinand nicolay tilleur années 70.jpgrue ferdinand nicolay tilleur 2008.jpg

Le plan et la vue aérienne qui suivent peuvent être agrandis en cliquant dessus.

Il n'y a guère, la rue Ferdinand Nicolay était coupée par un passage à niveau (l'ovale rouge sur le plan) :
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C'est à la fin des années 1990 que ce passage à niveau, obstacle à la circulation et cause d'accidents, a été remplacé par un viaduc construit une centaine de mètres plus loin. Cette vue aérienne, obtenue grâce à Bing Maps, montre la rue Ferdinand Nicolay désormais sectionnée (les deux traits rouges), ainsi que le prolongement de la rue de la Station qui franchit le chemin de fer (le pointillé) :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

Le passage à niveau de Tilleur bas en 1991 (l'immeuble et les palissades que l'on voit au centre de la photo n'existent plus ; se trouve là, actuellement, l'étude des notaires Coëme et Michel) :
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Dans l'autre sens, l'emplacement actuel de l'ancien passage à niveau :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 

Revenons-en à l'évolution de l'église Saint-Hubert. La voici pendant les terribles inondations de l’hiver 1925-1926 :inondations tilleur 1926.jpg

 À la charnière des années 1950 et 60. À droite : les bâtiments du charbonnage du Horloz, en passe de fermeture puis de démolition :place de l'eglise tilleur debut annees 1960.jpg

Victime des inondations et des dégâts miniers, l'église Saint-Hubert finit par s'affaisser ; elle est interdite au culte dès 1977*.
* Les offices seront célébrés dans une classe de l'école Saint-Joseph de 1977 à 1994.

L'édifice est finalement détruit en 1989 :
demolition eglise saint-hubert tilleur 1989.jpgDémolition de l'église Saint-Hubert en 1989.jpg

 Le chantier (1997-98) du passage routier au-dessus du chemin de fer, à l'emplacement de l'église disparue :
rond-point tilleur 1998.jpg

Une toute nouvelle église Saint-Hubert a été construite en 1993-94, à l'angle des rues Ferdinand Nicolay et des Martyrs* :
* Anciennement rue de Liège, rebaptisée la rue des Martyrs en 1912, en hommage à des grévistes tombés vingt ans plus tôt sous le feu des gendarmes.histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 La photo ci-dessous présente la rue des Martyrs au début des années 1930. Lans le fond, on aperçoit les immeubles de la rue Ferdinand Nicolay. La flèche indique l'emplacement de l'église actuelle ; à l'époque, se trouvaient là les écuries du charbonnage du Horloz :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 La même perspective de nos jours :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

 Début des années 1990. Le terrain est déblayé en attente de la construction de la nouvelle église. Remarquez le passage à niveau dont il a été question précédemment :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

À gauche, le mur d'enceinte du charbonnage disparu. Dans le fond, la rue Ferdinand Nicolay. À droite (derrière le panneau publicitaire), l'église Saint-Hubert :histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926histoire de tilleur,tilleur,saint hubert,eglise saint-hubert,rue vieille eglise,rue de liege,rue des martyrs,charbonnage du horloz,rue vinave,place de l'église,cercle concordia,rue ferdinand nicolay,inondations 1926

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16:00 Écrit par Claude Warzée dans 13. Église Saint-Hubert (Tilleur) | Commentaires (2) |  Facebook |

06/07/2015

L'église Saint-Nicolas

Reportons-nous dans la seconde moitié du XIXe siècle. La population de Montegnée et Saint-Nicolas* ne cesse d'augmenter grâce au développement des grandes sociétés de charbonnage. Au niveau religieux, les habitants de divers hameaux (Homvent, Pansy, Petit-Montegnée, Roufosse…) se plaignent de l'absence d'un lieu de culte proche de chez eux**.
* Montegnée et Saint-Nicolas sont à cette époque des communes distinctes.
** L'ancienne chapelle de Saint-Nicolas-en-Glain est très délabrée (voir autre article) ; elle ne constitue plus, de toute façon, le centre des zones d'habitat concernées.

De nouvelles démarches entreprises par les habitants auprès des autorités épiscopales et communales, dès 1860, aboutissent trois ans plus tard à la construction d'une chapelle provisoire rue des Bons Buveurs, à l'emplacement de l'ancienne houillère du même nom*, fermée depuis 1794.
* Ce charbonnage était appelé ainsi à cause d'un estaminet fort fréquenté qui se trouvait à proximité.

 En 1865, est créée la paroisse Saint-Nicolas. La chapelle des Bons Buveurs* sera remplacée, en 1876, par une église érigée au lieu-dit « Trixhes aux Agneaux** », église officiellement reconnue comme celle de Saint-Nicolas-lez-Liège.
* Désaffectée dès l'utilisation de la nouvelle église, cette chapelle a été victime d'un effondrement de terrain en 1888.
** Le mot « trixhes » désigne un terrain défriché servant à l'agriculture ou à l'élevage.


L'église Saint-Nicolas est située rue Francesco Ferrer :
plan SN.jpg
Cliquez sur le plan ci-dessus pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre, et  ICI pour accéder au site OpenStreetMap..

Dès la construction de l'église, le chemin qui mène du Lhoneux aux Bons Buveurs est rebaptisé « rue de l'Église » ; il ne prendra le nom de Francesco Ferrer qu'en 1920, en hommage au libre penseur catalan (1859-1909) fusillé à cause de ses idées républicaines et laïques, en opposition au conservatisme religieux du roi d'Espagne Alphonse XIII.

L'édifice religieux est construit dès 1874 par l'entreprise Dupont d'Amay, sur les plans de l'architecte liégeois Eugène Halkin ; il est consacré le 28 août 1876.


Le voici à l'aube du XXe siècle, vu de la rue du Bonnet. Un pont permet à la rue de l'Église (future rue Ferrer) de franchir la tranchée du chemin de fer Ans-Flémalle, qui dessert les charbonnages de la région :eglise saint-nicolas depuis bonnet_debut XXe.jpg

 La photo qui suit présente le même panorama en 1949 (en 1954, on procédera à la destruction du pont et au remblai de la tranchée de chemin de fer) :eglise saint-nicolas depuis bonnet 1949.jpg

Sur cette vue de 2015, prise plus bas dans la rue du Bonnet, la flèche rappelle le tracé de l'ancienne ligne de chemin de fer, devenue en partie un ravel :rue du bonnet_2015.jpg

 

L'église Saint-Nicolas à l'aube du XXe siècle et au début du XXIe :eglise saint-nicolas debut XXe.jpgéglise saint-nicolas lez liege 2008.jpg

 Depuis la rue Lhoneux (un patronyme bien connu dans la région, lui-même issu du wallon « è l'ôneû », lieu planté d'aulnes) :
église saint-nicolas rue lhonneux tt debut XXe.jpgeglise saint-nicolas rue lhonneux 2008.jpg

En 1900 depuis la ruelle des Trixhes (tronçon devenu une partie de la rue Malaise). Le bâtiment qui masque l'église est le cercle catholique Saint-Charles, fondé en 1898 :eglise saint-nicolas 1900.jpg

Le même endroit de nos jours :rue malaise_saint-nicolas_2015.jpg

L'église et le cercle Saint-Charles sur une carte postale écrite en 1904 :eglise saint-nicolas 1904.jpg

 En 2008 :
eglise saint-nicolas et maison paroissiale 2008.jpg

La vue aérienne qui suit, obtenue grâce à Bing Maps, date de 2009. À l'arrière de l'église Saint-Nicolas et de la maison paroissiale (appellation du cercle Saint-Charles après 1948), les bâtiments sont ceux de l'école Saint-Dominique :vue aerienne ecole saint-dominique_saint-nicolas.jpg

À l'entame du XXe siècle, la paroisse envisage la création d'une école primaire pour filles. La tâche en est confiée à des religieuses dominicaines françaises qui fuient les lois anticongréganistes en vigueur dans leur pays. Les premières sœurs arrivent de Monteils (Aveyron) en septembre-novembre 1902 ; elles sont logées au presbytère puis dans une maison louée rue de l'Église ; elles enseignent aux enfants dans les locaux du patronage et du cercle catholique.

En 1905, on leur érige un couvent (les bâtiments marqués « C » sur la vue aérienne qui précède) et deux salles de classe, complétées de quatre autres en 1907.

L'école s'agrandira encore par la suite. Ci-dessous, une carte postale mettant en valeur la salle Sainte-Dominique bâtie en 1937 pour servir de salle des fêtes :
ecole saint-dominique saint-nicolas_annees 50.jpg

 Le même endroit de nos jours, après les ajouts et modernisations des années 1950 et 60 (on aperçoit, sur la gauche, un morceau de l'ancien couvent devenu bâtiment administratif) :
ecole saint-dominique saint-nicolas_2015 (1).jpg

Les 4 et 6 janvier 1945, l'église Saint-Nicolas est fortement endommagée par la chute à proximité de bombes volantes V1 :saint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique

Pendant six ans, c'est la salle Saint-Dominique, de l'école des sœurs dominicaines, qui fera office de chapelle. La voici garnie à l'occasion de la fête de Noël 1945, avec un autel latéral récupéré de l'église sinistrée :saint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique

 Dans l'immédiate après-guerre, les charbonnages font appel à de nombreux travailleurs étrangers, principalement italiens, qu'on loge dans des baraquements de tôle sur l'ancienne paire du Bonnet (voir autre article).

La photo ci-après a été prise en 1949 depuis la maison paroissiale (le cercle Saint-Charles a été rebaptisé ainsi en 1948). À gauche, c'est le terril du Bonnet (aujourd'hui arasé), avec en contrebas le camp pour travailleurs immigrés. Dans le fond, on aperçoit les terrils et une belle-fleur des charbonnages du Gosson :
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 Vu l'importance de la population immigrée d'origine chrétienne, une chapelle est aménagée sur le site du Bonnet pour y célébrer la messe le dimanche et jours de fête :saint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique

 Le chantier de reconstruction de l'église Saint-Nicolas commence en mars 1950. L'essentiel de la restauration se terminera en mai 1951*.
*D'autres travaux de remise en état se poursuivront dans les années suivantes, concernant le dallage, les peintures, l'ébénisterie, le remplacement des orgues...

Les trois photos qui suivent montrent le chantier de reconstruction en 1950 :saint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominiquesaint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominiquesaint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique

L'inauguration et la bénédiction de l'église restaurée, le 20 mai 1951 :saint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique,cimetière saint-nicolas,champ d'ébats du bonnet

 L'église Saint-Nicolas en 1951 :saint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique,cimetière saint-nicolas,champ d'ébats du bonnet

 À l'avant-plan de la photo ci-dessus, on remarque un autre chantier, celui de l'agrandissement du cimetière. En février 1950, la commune a en effet acquis une prairie* jouxtant l'église. Elle l'a achetée au charbonnage du Gosson, qui vendait certaines de ses propriétés pour atténuer ses difficultés financières. Elle y a fait aménager un nouvel espace de sépulture à proximité de l'ancien, et une communication entre les deux a été pratiquée en février 1951.
* Prairie sur laquelle était établie depuis peu une plaine des sports. Ce « champ d'ébats » a déménagé sur le site du Bonnet (voir autre article).

Voici trois photos de l'aménagement du nouveau cimetière (1950-51), avec deux vues contemporaines correspondantes :
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L'église, le presbytère et la maison paroissiale en 1955 :saint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique,cimetière saint-nicolas,champ d'ébats du bonnet

La photo suivante présente la maison paroissiale en 1965. On vient d'en achever la restauration en 1961 grâce à des dommages de guerre enfin obtenus (les dégâts subis en 1945, en même temps que l'église, n'avaient été réparés que sommairement). Elle abrite une bibliothèque publique depuis 1962. La statue, sur le socle en façade, est Notre-Dame de Banneux :
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 En 2013, la maison paroissiale est rasée et remplacée par un complexe résidentiel qui en rappelle certains éléments architecturaux :saint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique,cimetière saint-nicolas,champ d'ébats du bonnetsaint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique,cimetière saint-nicolas,champ d'ébats du bonnet

L'église et l'immeuble résidentiel vus depuis l'école fondamentale Saint-Dominique :saint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique,cimetière saint-nicolas,champ d'ébats du bonnet


 * * * * *

Terminons par deux vues d'ensemble prises des hauteurs, la première depuis la rue Ferdinand Nicolay en 1964, la seconde depuis la rue Malaise en 2008 :saint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique,cimetière saint-nicolas,champ d'ébats du bonnetsaint-nicolas,eglise saint-nicolas,rue de l'église,rue ferrer,bonnet,charbonnage du bonnet,rue lhoneux,cercle catholique saint-charles,maison paroissiale,école des soeurs dominicaines,école saint-dominique,cimetière saint-nicolas,champ d'ébats du bonnet

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Tous mes remerciements à Marguerite ALEXANDRE pour m'avoir procuré ce précieux ouvrage :
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11:05 Écrit par Claude Warzée dans 06. L'église Saint-Nicolas | Commentaires (0) |  Facebook |